29.122016

Manon Vandrisse, du rêve d’enfant à sa propre collection pour La Redoute


Dans quelques semaines, des milliers de femmes pourront porter du Manon Vandrisse. Elle n’est pas (encore) un grand nom de la mode, mais cette Lyssoise de 21 ans bientôt diplômée d’ESMOD, va voir cinq de ses créations éditées par La Redoute.

Le regard de Manon Vandrisse s’illumine. «  Une étiquette à mon nom, c’est juste incroyable !  » Mieux, une étiquette au-dessus de laquelle on voit brodée la marque La Redoute… En juin dernier, cette élève de l’école roubaisienne de design textile ESMOD était repérée par La Redoute lors de la présentation des travaux de fin d’année des 3e  année. «  On devait présenter six panoplies, entre dix et douze pièces  ». Sylvette Lepers, la responsable du bureau de style de La Redoute, l’avoue sans ambages : «  Son travail nous a tapés dans l’œil !  » Résultat, un « coup de cœur » remis par Nathalie Balla, Co-Président de La Redoute et six mois de stage au milieu des quarante stylistes, modélistes et infographistes de la rue Blanchemaille.

«  La Redoute a toujours soutenu les jeunes créateurs  », ajoute Sylvette Lepers. Intégrer les créations de Manon à la prochaine collection printemps-été était une évidence. Et l’aboutissement d’un rêve de gamine pour la designeuse lyssoise de 21 ans, qui connaissait La Redoute depuis toujours. «  Il y avait le catalogue à la maison, je jouais avec…  ».

 

Il fallait surtout que cela cadre au niveau prix. Forcément, «  il a fallu retravailler les pièces, avec moins de matières  » et des tissus qui correspondent aux sources habituelles d’approvisionnement de l’entreprise. Au final, un blouson, une tunique « très stylée », un pantalon fluide et une robe de soirée. Du bleu, du noir, de l’élégance confortable. Pour un petit nombre de privilégiées ? Une collection capsule, ça ne veut pas forcément dire de petits volumes. «  L’idée, c’est de proposer ces pièces tout au long de la saison. On peut réassortir.  »

Manon Vandrisse, qui se réjouit déjà «  de voir dans la rue des femmes porter des pièces de cette collection  » a apprécié son expérience à La Redoute. Mais bientôt, sans en dire plus, elle devrait partir «  sur un autre continent  », pour poursuivre un projet autour de la mode. Très loin de Roubaix, elle aura dans ses bagages un peu du « style à la française ».